Sur ce coup, on ne dira pas que le président Ouattara n’est pas reconnaissant à l’égard de ses camarades de lutte, financiers téméraires des années de braise du RDR dans l’opposition. Le ministre Gaoussou Touré vient d’être nommé médiateur de la République. Il remplace Adama Toungara, autre figure de proue de la lutte pour la conquête du pouvoir.
En 2019, Gaoussou Touré avait été bombardé ministre de la riziculture pour inverser la tendance extravertie de consommation du riz chez les Ivoiriens. Personnellement, j’avais accueilli avec enthousiasme sa nomination. On lui doit à tout le moins une présomption simple de compétence sur la question.
Entre 1986 et 1996, ma famille a vécu à Odienné. Je connais parfaitement cette rue des fromagers (en photo) que j’empruntais pour aller à l’école primaire publique, au collège moderne ou au lycée. Je passais devant les entrepôts de l’usine Sodiro de Gaoussou Touré pour aller à l’école. Mes amis de cette génération ont connu cette usine de conditionnement du riz, fierté du Kabadougou, qui a ensuite fait faillite.
Le passage de Gaoussou Touré au ministère du Transport n’a pas été convaincant alors qu’il avait tous les leviers pour moderniser ce secteur. La touche de technocrate de l’actuel ministre Amadou Koné fait bouger le secteur même si des monopoles subtils continuent de le parasiter.
Ma position de principe n’a pas changé d’un iota. L’inflation institutionnelle, para-institutionnelle ou fonctionnelle n’a pas lieu d’être en Côte d’Ivoire. Sénat, Conseil économique et social, Médiature, ministres d’État conseillers spéciaux, ministres conseillers, ministres gouverneurs, haut représentant du PR sont des niches budgétaires à supprimer. … L ‘Etat de Côte d’Ivoire peut s’en passer et rester efficace dans ses fonctions régaliennes.
Mais bon… dans le sérail du président Ouattara, le patriarche Touré n’est pas n’importe qui ! Et le système partisan a la peau dure.
Élucubrations d’un mangeur de malowoussou et de déni kacha. Ça va pas quelque part !
#Dougoutiana