Bien curieux le démenti des autorités burkinabé sur l’implication du président Kaboré dans la demande de libération conditionnelle de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.Morceaux choisis dans le magazine Jeune Afrique « vu la façon dont les Burkinabè de Côte d’Ivoire ont été traités par le régime Gbagbo, vous n’imaginez pas le président Kaboré demander sa libération ! » Roch Kaboré « en a simplement été informé, lors du sommet, par son homologue guinéen Alpha Condé ». Une réponse empruntée à la realpolitik mais enrobée de frilosité et d’hypocrisie diplomatique, Abidjan ayant tous les leviers pour faire vaciller les convictions de Ouaga. De toute façon, politique et justice pénale internationale s’entremêlent depuis les procès de Nuremberg et Tokyo. Dans la pratique, en consentant dans le mode de saisine de la juridiction pénale internationale, l’implication du Conseil de Sécurité au nom du chapitre 7 de la charte des Nations Unies le statut de Rome instituant la CPI, trace la passerelle d’imbrication entre politique et justice pénale. Alors pas besoin de se justifier longuement!