J’ai écrasé une petite larme il y a deux jours en échangeant avec une internaute. Dans un post, j’avais évoqué le passage de ma famille à Odienné entre 1986 et 1996 quand mon père était enseignant de mathématiques au Cafop.
L’internaute en question est la fille de mon professeur principal en 6è4 au collège moderne d’Odienné, année scolaire 1991- 1992. Madame Doumbia, mon professeur de français. Une dame élégante et bienveillante. Elle me faisait remplir le cahier de texte, trouvait que mon écriture de gaucher était soignée. Elle m’a fait aimer les Lettres. J’ai évoqué avec la fille de madame Doumbia le souvenir de son fils Chary, crack en série C, amateur de basket.
Au moment de clore l’échange, je lui ai dit de transmettre toute ma reconnaissance à sa mère et de l’informer que son élève de la 6è4, 35 ans en arrière, avait remporté la plus prestigieuse distinction littéraire de Côte d’Ivoire pour son roman #Malowoussou.
» Je peux vous assurer qu’elle aurait été profondément heureuse et immensément fière. Malheureusement, elle nous a quittés il y a huit mois ». Effondré, j’ai vu défiler tous mes souvenirs de la capitale du Kabadougou.
Je suis né à Man. Mais Odienné et San Pedro cristallisent tous mes meilleurs souvenirs. C’est cela la Côte d’Ivoire du métissage et du vivre ensemble. La photo qui illustre ce post a été prise au cours de l’année scolaire 1993-1994 au Collège moderne d’Odienné en classe de 4è.
Dans la Série romanesque qui meuble l’intermède littéraire de mon parcours, #Bardot18 est écrit en hommage à la ville de San Pedro. Le 7è et dernier roman de la Série est un roman d’apprentissage écrit en hommage à toutes les personnes qui ont façonné mon parcours de vie dans le Nord-Ouest ivoirien.
Reposez en paix Maman Doumbia
Merci pour Tout 🇨🇮