Se prévalant de son passage à BBC comme postulat de légitimité professionnelle (dans le milieu, ils sont nombreux à flatter leur ego sur cette base) , le journaliste camerounais Saïd Penda tente en vain un exercice visiblement au dessus de ses potentialités cognitives.

« Gbagbo génocidaire », lançait-il sur sa page facebook, à quelques heures de l’audience de la Chambre d’appel de la CPI vendredi, annonçant la (re) diffusion d’un documentaire outrageusement insipide, de basse facture, réalisé avec un ramassis d’images sous-tendues par un commentaire puant la haine.

A l’analyse, le journaliste a volontairement décidé de dissoudre le peu de capacité analytique supposée qu’il avait dans la soupe indigeste d’un pouvoir dont la rhétorique ethniciste et victimaire a vécu.

Choisir, pour des questions alimentaire et gastrique, de réécrire de façon parcellaire  et sans vergogne l’Histoire commune d’un peuple est  un deal  malhonnête surtout quand la rigueur  et la capacité intellectuelles propres à ce périlleux exercice font visiblement défaut.

Ils pullulent encore, se gavant des impôts du pays, ces mercenaires de la plume, du son et de l’image dont l’apparent embonpoint est redevable de ce fonds de commerce qui n’a plus la même résonance qu’il y a dix ans. Plus personne n’est dupe. La grille de lecture longtemps desservie sur la crise ivoirienne, catégorisant anges et démons, n’est plus opérante.

Au passage, le génocide n’est pas une expression idiomatique bamiléké. Il s’agit d’une notion expressément consacrée par le droit pénal international. A force de vouloir justifier la facture du documentaire financé par le pouvoir Ouattara, on produit tout et n’importe quoi.Minable au centuple !

 

Zran Fidèle GOULYZIA

About Zran Fidèle GOULYZIA

administrator
Docteur en Droit international - Ecrivain - Journaliste

Laisser un commentaire